Lorsque vous planifiez un voyage en Tanzanie, en particulier dans le Serengeti, assister à la grande migration des gnous et des zèbres est une expérience inoubliable. Chaque année, ce spectacle voit les gnous entamer leur périple depuis les plaines du sud du Serengeti et du Ngorongoro, traverser le Serengeti central, occidental et oriental, puis franchir la rivière Mara pour rejoindre le Maasai Mara au Kenya. Mais combien de gnous parcourent réellement le Serengeti ? Voyons cela de plus près !
Types de gnous présents en Tanzanie et au Kenya
L’espèce de gnou la plus courante en Tanzanie et au Kenya est le gnou bleu (Connochaetes taurinus). En revanche, l’autre espèce, qui était presque éteinte, a été réintroduite dans la nature grâce aux efforts de conservation et à l’élevage de faune sauvage.
Le gnou noir (Connochaetes gnou) se rencontre couramment en Namibie, au Lesotho, au Swaziland et en Afrique du Sud. Il existe des gnous en dehors de l’Afrique, mais ils vivent en captivité, notamment dans des zoos, des fermes d’animaux sauvages et des réserves de chasse. Il n’existe pas de gnous indigènes en dehors de l’Afrique.
Qui compte les gnous ?
Par ailleurs, le processus de comptage des gnous repose sur une collaboration entre des professionnels et des bénévoles d’organisations telles que le Tanzania Wildlife Research Institute (TAWIRI), Tanzania National Parks (TANAPA), la Frankfurt Zoological Society (FZS) et d’autres. Le financement provient du gouvernement allemand via la banque de développement KfW dans le cadre du Serengeti Ecosystem Development and Conservation Project (SEDCP), ainsi que de contributions de l’Université de Glasgow (Serengeti Biodiversity Programme) et de TAWIRI.
Comment les gnous sont-ils comptés ?
L’équipe utilise la méthode Aerial Point Sampling (APS), en recourant à des avions légers pour effectuer des transects aériens au-dessus des troupeaux et collecter des données de population grâce à des photographies aériennes. Bien que cette méthode soit exigeante en main-d’œuvre, elle s’avère très rentable pour estimer les populations de gnous, surtout lorsqu’elle est associée à des bénévoles TAWIRI formés.
Quand le dernier comptage a-t-il été effectué ?
Les données les plus récentes, publiées en avril 2024 par le Tanzania Wildlife Research Institute (TAWIRI), proviennent d’une étude menée en mars 2023. Cette période correspond à la transition de la migration, des plaines herbeuses à herbe courte du sud-est du Serengeti et de la zone de conservation du Ngorongoro vers les régions boisées de l’ouest et du nord-est du Serengeti.
Pourquoi est-il important de compter les gnous ?
Le comptage des gnous revêt une importance écologique, socio-économique et scientifique. Il soutient les efforts de conservation, la compréhension des écosystèmes, le suivi de la biodiversité, la promotion d’un tourisme durable et la recherche scientifique. De plus, il contribue à préserver le patrimoine naturel unique de l’écosystème et à garantir le bien-être à long terme de sa faune et de son habitat.
Estimations de la population de gnous
L’étude a estimé la population totale de gnous migrateurs dans l’écosystème du Serengeti à environ 1,5 million. Ce chiffre impressionnant reflète la répartition dispersée des gnous migrateurs, des plaines de Ndutu (Ngorongoro) jusqu’à Loliondo et plus loin dans le Serengeti.
Prêt(e) à voir les 1,5 million de gnous dans le Serengeti ?
Notre Mawe Camp du Serengeti et nos Gnu Migration Camps offrent des bases idéales pour vivre cet incroyable phénomène naturel. Un grand merci au gouvernement tanzanien et à l’équipe pour la réussite du comptage des gnous dans le Grand Serengeti. Grâce à eux, nous savons combien de gnous parcourent le Serengeti.