Permettez-moi de profiter de ce moment pour vous présenter Hemedi, l’éléphant qui a fait du Baobab Camp sa maison.
Depuis la construction du Baobab Camp à Tarangire, nous avons rencontré plusieurs défis que nous avons surmontés pour faire de ce petit paradis un lieu de rêve devenu réalité.

C’est véritablement un lieu de rêve devenu réalité en raison du nombre d’éléphants qui traversent le camp sur leurs terres de pâturage ; le camp est entouré de nombreux arbres, d’herbe abondante, de points d’eau et d’un grand corridor entre le lac Burunge et le parc national de Tarangire.
Vous verrez souvent un lion, un léopard, un zèbre, un gnou ou un guépard passer près du camp, vaquant à leurs occupations.
Mais pour Hemedi, il a fait de cet endroit sa maison ; il se peut qu’il ait l’habitude de traîner ici avant la naissance du camp, et il s’est retrouvé membre de la famille du Baobab Camp.
La plupart du temps, vous le verrez paître à proximité.

Depuis l’ouverture de ce camp, nous ne savions pas qu’Hemedi allait nous voler notre eau. Plusieurs fois, il venait près des réservoirs d’eau, reniflait autour et repartait ; il a ensuite découvert que les grands réservoirs d’eau en plastique noir de 5 000 litres que nous avions étaient faciles à ouvrir pour boire de l’eau, alors il a commencé à profiter de cette boisson facile disponible au camp.
Il l’adorait, la buvait, se douchait avec et parfois amenait toute la famille pour en profiter avec lui.
Au début, c’était difficile à gérer car nous apportions de l’eau fraîche depuis environ 100 km du camp, une ressource vitale.
Nous avons ensuite trouvé une solution et installé plusieurs grands réservoirs métalliques afin qu’il ne puisse pas voler notre eau, mais Hemedi était très intelligent. Il a trouvé un moyen d’ouvrir le couvercle sur le dessus et a continué à boire notre eau.
Nous avons continué à essayer différentes solutions jusqu’au jour où nous en avons trouvé une : changer la couleur des réservoirs d’eau de leur couleur initiale marron au vert foncé.

Depuis lors, Hemedi n’a jamais essayé d’ouvrir les réservoirs, mais il broute autour et se rend à la rivière Tarangire ou à d’autres points d’eau pour s’éclabousser et boire.
Il vient le matin, mange l’herbe du sol et de certains arbres, fait le tour comme pour dire bonjour, puis repart et revient en fin d’après-midi. Nous sommes heureux d’être près de lui.
La vie des éléphants à Tarangire pendant la saison sèche
La vie des éléphants dans le parc national de Tarangire devient particulièrement difficile pendant la saison sèche. En tant qu’animaux fortement dépendants de l’eau, les éléphants ont besoin d’environ 100 à 200 litres d’eau par jour, selon des facteurs tels que la taille du corps, le régime alimentaire et les conditions environnementales. La saison sèche s’étend généralement de juin à mi-novembre, période durant laquelle les sources d’eau dans le parc diminuent progressivement.
À mesure que les rivières et les points d’eau s’assèchent, les éléphants sont contraints de parcourir de longues distances à la recherche d’eau. Durant cette période, beaucoup quittent le parc, passant parfois près de notre camp dans leur quête de soulagement face à la soif intense. Heureusement, le lac Burunge se trouve à quelques kilomètres seulement et constitue une source de vie vitale, attirant les éléphants et de nombreuses autres espèces sauvages, particulièrement durant les heures chaudes de l’après-midi.
Notre camp se situe le long de ce corridor naturel de la faune, nous permettant d’observer ces animaux remarquables alors qu’ils entrent et sortent de Tarangire, suivant des routes ancestrales dans leur lutte quotidienne pour la survie.